16 février 2018

La qualité de l'air intérieur enfin labellisée

La qualité de l’air est une préoccupation environnementale forte des français. Aucune solution ne permettait jusqu’à présent d’évaluer la qualité de l’air intérieur. Pour y voir plus clair, l’APQAI a créé le label IntAIRieur.

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CREDIT : CREATIVE COMMONS

La qualité de l’air intérieur, trop longtemps négligée

On sait aujourd’hui que l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur (OQAI 2004). On sait également que les français aèrent de moins en moins leurs logements. Mais avec près de 20 000 décès prématurés et des coûts socio-économiques estimés à 19 milliards d’euros, la mauvaise qualité de l’air intérieur devient un enjeu de santé publique majeur. Ce constat concerne l’ancien comme le neuf notamment en raison d’une réglementation sur la ventilation qui n’a pas été modifiée depuis 1983. Il devenait urgent d’y apporter une réponse.


 Le label IntAIRieur, un référentiel simple et fiable

L’association APQAI (Association de Promotion de la Qualité de l’Air intérieur), qui réunit acteurs publics, opérateurs privés et citoyens, vient d’élaborer le label IntAIRieur, un protocole de valorisation de la Qualité de l’Air Intérieur dans les logements neufs. Il s’agit d’un référentiel simple et fiable destiné aux promoteurs et bailleurs sociaux. Pour l’obtenir, c’est très simple ! Le maître d’ouvrage avant le dépôt du permis de construire doit formuler une demande de labellisation. L’opération est contrôlée par un auditeur agréé à différentes phases du programme. A l’issue du protocole, le label est délivré au maître d’ouvrage.

Pour les maîtres d'ouvrage, ce label permet de valoriser de son engagement dans une démarche responsable et de se démarquer. Pour les futurs habitants, c’est la garantie que le constructeur a pris en compte la qualité de l’air intérieur durant la conception et la réalisation du logement.



Les 4 grands axes du label IntAIRieur :

  • La sensibilisation des différents intervenants par la rédaction d’une charte chantier et la pérennisation de la démarche en planifiant les opérations d’entretien et de maintenance…
  • L’intégration du bâtiment dans son environnement avec le recensement de l’ensemble des sources potentielles de pollution à proximité du projet, étude du climat,… et la vérification de la prise en compte de ces contraintes dans la conception.
  • Les équipements, produits et matériaux de construction, choisis pour leurs faibles émissions de polluants et qui seront mesurées dans les logements à la livraison.
  • Le renouvellement de l‘air au sein du bâtiment, performance du système de ventilation, mesure de l’étanchéité à l’air des réseaux de ventilation, mesures des pressions différentielles aux bouches.
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