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Bim Décathlon 2017, pour des réhabilitations 100% Bim

Le BIM Décathlon 2017, organisé à l’occasion du salon BePOSITIVE en partenariat avec Astus Construction, a permis aux étudiants de travailler sur un vrai projet de réhabilitation d’une résidence étudiante de 4500 m2 à Villeurbanne.

Pour en savoir plus, nous avons rencontré Paul Sachot, responsable du pôle réhabilitation et représentant du maître d'ouvrage Est Métropole Habitat au sein du jury BIM Décathlon 2017.


credit photo: alexandre moulard - Lauréat 2017 du bim decathlon

Pourquoi avoir posé votre candidature à l’appel à Manifestation d'Intérêt pour le Bim Décathlon 2017?

Il y a un an, nous ne connaissions pas le Bim. Nous en avions entendu parler mais souvent on nous recommandait la prudence. Clément Mabire, directeur d’Astus Construction à cette époque m’a fait part du concours Bim Décathlon organisé à l’occasion du salon BePOSITIVE. A Est Métropole Habitat, nous réhabilitons 300 logements par an. Nous avons donc des enjeux de volumes et de délai. Mais, à l’heure actuelle, nous ne sommes pas entièrement satisfaits des réhabilitations que nous menons. On s’est dit que ce concours nous permettrait de voir concrètement en quoi le Bim pourrait contribuer à l’amélioration de nos réhabilitations. En plus, cette participation avait un vrai sens pour nous. Faire travailler des étudiants sur un projet pour des étudiants !


Comment le Bim peut-il contribuer à votre vision de la construction et de la réhabilitation ?

Aujourd’hui, notre métier ce n’est plus seulement de construire un bâtiment et d’y faire vive des gens. Notre métier, c’est de co-construire au sens large avec les futurs habitants. Si nous hébergeons un étudiant, nous allons lui demander de s’impliquer dans une action solidaire au niveau du quartier de la résidence. La qualité de vie, ce n’est pas seulement habiter un bel appartement ou une belle chambre, mais c’est aussi faire vivre son environnement et créer du lien.

Le Bim permet justement cette co-construction. Grace à ses visites en 3D, les futurs habitants se projettent et s’approprient mieux les espaces, notamment les espaces communs, qui permettent des expériences de vie. Nous réfléchissons aussi aux besoins des étudiants qui peuvent avoir besoin d’un hébergement en court séjour. Ainsi, nous avons décidé de dédier le dernier étage d’une résidence étudiante à un hébergement de type auberge de jeunesse. L’ambition est de proposer des services et des espaces communs afin que ces étudiants se sentent comme chez eux.


Comment s’est déroulé le concours avec les étudiants?

Les étudiants qui ont travaillé sur le projet ont bien compris le message. La façon qu’ils ont eu d’appréhender les problèmes a été également riche d’enseignements. Un groupe a par exemple anticipé le concours et sollicité des étudiants sur les réseaux sociaux pour recueillir des suggestions, des avis avant le concours. Ils ont eu 300 retours qui ont permis d’enrichir et de consolider leur projet. Toutes les équipes nous ont apporté des idées intéressantes qui seront reprises par les architectes. Et bien entendu, les lauréats seront conviés quand le projet sera bouclé pour leur montrer comment on a mis en œuvre leurs apports.


Comment allez-vous intégrer le Bim à vos projets ?

Le Bim apporte une meilleure compréhension des volumes mais aussi des besoins. A partir d’un scan, les mesures exactes des bâtiments existants sont connues au millimètre près, pour des réhabilitations plus rapides et plus efficaces. C’est ce que nous recherchions et ce que nous allons mettre en œuvre rapidement, d’abord pour le projet Barcelone, objet du Bim Décathlon mais aussi pour tous nos projets qui seront désormais élaborés sur une base BIM. Nous sommes en train de finaliser notre cahier des charges pour définir le niveau de précision attendu, à savoir, ce sur quoi nous voulons intervenir et les éléments que nous envisageons de mettre à jour. Notre ambition est aussi quantitative puisque nous souhaitons passer avec le Bim à 1000 logements par an en 2018-2019-2020.


 Après cette expérience, quel message souhaitez-vous faire passer sur le Bim ?

C’est vrai que le passage au BIM semble un peu difficile dans nos métiers. Mais il faut se dire que cette évolution est comparable à celle que nous avons connue quand nous sommes passés des plans papier aux fichiers numériques. Je conseille aujourd’hui le Bim à tous mes confrères. Pour moi, c’est un accélérateur de particules, un incubateur pour un bon dosage des solutions et des composants. J’ai fait récemment une intervention dans le cadre d’une conférence de l’ARRA HLM et mon message sur le BIM a été très simple : le BIM n’est pas une contrainte mais une opportunité.

Article réalisé avec la collaboration de:

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